Locus n'est pas une interface : c'est un instrument de mesure qui rend le son visible — oscilloscope, sonar, phosphore. Le système reste monochrome et technique ; la couleur n'existe que là où il y a du signal, c'est-à-dire de la musique.
6 signaux autour de toi. Tends l'oreille.
Une seule horloge de 2,4 s cadence l'interface : le point de la pill, la respiration de la Rose, le fil de la languette. Rien ne pulse hors tempo.
Les écrans n'apparaissent pas, ils se relèvent : un balayage angulaire depuis le centre, comme le bras d'un sonar qui révèle la vue suivante.
Esprit instrument : les valeurs bougent en linéaire, puis se calent d'un coup sur la position finale. Pas de rebond, pas d'élastique — un cran mécanique.
Aucune animation chromatique décorative. Si une teinte bouge, c'est qu'un signal existe : rotation de la roue holo, montée d'une jauge, arrivée d'un cast.
La couleur est toujours porteuse d'information, jamais décorative. Si un élément coloré peut être retiré sans perte de sens, il doit redevenir gris.